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le chateau

Le château de William Kissam Vanderbilt traverse un siècle et s'ouvre à l'ère numérique!

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Première vie du château

En 1885, le terrain est acheté par Edmond Blanc qui créé un premier hippodrome modeste, puis, en 1906, William Kissam Vanderbilt rachète la propriété.

Fils de William Vanderbilt, héritier d’une des plus riches familles au monde durant le XIXe siècle et du début du XXe siècle, issu de la haute société, il fait bâtir en son temps de magnifiques demeures.

Le château Vanderbilt de Carrières-sous-Poissy appartient à cette collection de bâtiments exceptionnels d’inspiration anglo-normande. Il est construit par l’architecte Henry Guillaume, il est de type rustique mais luxueux. A l’étage, les chambres sont équipées de véritables salles de bains avec WC, installation futuriste pour l’époque.

Le manoir, légèrement surélevé pour permettre de voir les chevaux courir sur l’hippodrome qui prolonge le domaine. Il est composé de trois pistes concentriques : la piste de 2400 mètres était faite de gazon, celles de 1800 mètres et de 1400 mètres de sable. Une tribune surplombe le tout.

Le domaine comprend également une centrale électrique, deux châteaux d’eau (dont l’un se situe à la limite de Triel, l’autre juste derrière le puit artésien), une volière, des stalles, des serres chaudes, un potager et un parc paysager.

Le domaine faisait travailler 120 personnes dont 50 garçons d’écurie pour assurer l’entretien des chevaux (à l’époque Carrières-sous-Poissy ne comptait que 1000 habitants).

"Pavillon d'habitation Vanderbilt" (façade Est), crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Pavillon d'habitation Vanderbilt" (façade Est - détail), crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Pavillon d'habitation Vanderbilt" (façade Nord-Est), crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Pavillon d'habitation Vanderbilt et le champs de courses", crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Pavillon d'habitation Vanderbilt, les écuries et les volières", crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Le champs de courses Vanderbilt", crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Les serres du château Vanderbilt", crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation
"Le château d'eau en bordure de la Seine" (se trouve à Carrières-sous-Poissy et non à Villennes-sur-Seine comme indiqué par erreur sur la carte postale), crédit - cartes postales collection Philippe Honoré (http://philgene.free.fr/vanderbilt/vanderbilt.html) - publiées avec son autorisation

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Au siècle dernier

William K. Vanderbilt contribue ainsi au bien-être de la ville, il accorde des prix d’excellence aux élèves, il paie très bien son personnel.

Pendant la guerre, tous les employés qui travaillent pour le domaine et qui sont mobilisés continuent de toucher leur salaire.

En 1918, suite à un accident familial survenu non loin du domaine, William K. revend sa propriété de Carrières-sous-Poissy à Abraham Kingsley Macomber, businessman américain, aventurier, philanthrope et éleveur de chevaux. Celui-ci y fait construire une aile supplémentaire qui abrite ses trophées de chasse. Parfois, l’écrivain et aventurier Ernest Hemingway l’accompagne. Le domaine hippique continue de fonctionner. Une infirmerie pour chevaux est ajoutée.

Avec la crise de 1929, A. Kingsley Macomber doit abandonner l’exploitation de l’hippodrome. Il fait raser une partie des installations, les pistes de courses deviennent des pistes d’atterrissage.

Après la guerre et avec la disparition de A. Kingsley Macomber, le domaine bascule. Les pistes sont transformées en champs agricoles.

Dès 1978, le domaine est revendu à la SCI du Domaine de Saint-Louis, filiale des Grandes Sablières Modernes, afin d’en faire exploiter les sous-sols. Le château est aménagé en siège social qui déménage dès 1999. Le château est laissé à l’abandon.

Le château Vanderbilt abandonné (façade Nord), Crédit photo : Compagnie des Contraires
Le château Vanderbilt abandonné (façade Ouest), Crédit photo : Compagnie des Contraires
Le château Vanderbilt abandonné (façade Ouest), Crédit photo : Compagnie des Contraires

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A l'ère du numérique...

Abandonné depuis plus de 10 ans, le château laisse place à la vie végétale et animale, les pilleurs sont de passage. Dès 2009, une convention de droit d’usage non onéreux est passée avec GSM qui permet à la ville de Carrières-sous-Poissy d’intervenir sur le site. Les abords du château sont sécurisés. Le parc est restauré par le Service municipal des espaces verts et il ouvre au public. Des manifestations culturelles y sont organisées.

En 2011, le pavillon de gardien situé à l’entrée du château est restauré par un chantier d’insertion financé par la Région Île-de-France, le Conseil Général des Yvelines, le FEDER (Fonds européen de Développement Régional), et la CA2RS (Communauté d’Agglomération 2 Rives de Seine).

La vocation culturelle de ce lieu commence à se dessiner dès 2012 avec une procédure de donation par mécénat initiée par GSM en faveur de la CA2RS (Communauté d’Agglomération 2 Rives de Seine) qui en devient propriétaire.

La CA2RS (Communauté d’Agglomération 2 Rives de Seine), en lien avec l’EPAMSA (Établissement Public d’Aménagement du Mantois Seine-Aval) se dotent d’une volonté de transformer le site en espace culturel multifonction tourné vers les arts numériques.

Le marché a été confié à l’association Caserne Ephémère.

"Le portail et la maison du gardien" avant réhabilitation, Crédit photo : Compagnie des Contraires
"La maison du gardien" avant réhabilitation, Crédit photo : Compagnie des Contraires
La rotonde du Château, ancien abreuvoir, Crédit photo : Compagnie des Contraires
Façade Est avant réhabilitation, crédit Caserne Éphémère
Le futur "restaurant" avant réhabilitation, crédit Caserne Éphémère
La cheminée du restaurant, crédit Caserne Éphémère
L'escalier de l'Atrium, crédit Caserne Éphémère
Fenêtre "oeil de loup", Atrium, crédit Caserne Éphémère
Rembarde 1er étage, Atrium, crédit Caserne Éphémère
Le futur "Espace multimédia", crédit Caserne Éphémère
Les sous-sols et ses archives oubliées, crédit Caserne Éphémère
Le château vu de l'avenue Vanderbilt (façade Est), crédit Caserne Éphémère