Haruspices est conçu comme un ensemble de propositions plastiques – un corpus d’objets dessinant les contours d’une fiction. Ce block est composé d’une installation pneumatique et évolutive, d’un film mettant en scène cette installation ainsi que deux personnages incarnés par Indira Beraud et Régina Démina, une série de tirages argentique à partir de modélisations 3d, une série de dessins de recherche, des volumes et images issue du processus de fabrication de l’installation.

Pour cette résidence au Château Éphémère Jonathan Pêpe compte réaliser la post-production sonore du court-métrage Haruspices.

Haruspices emprunte son titre à l’art divinatoire étrusque consistant à lire l’avenir dans les entrailles d’animaux. Celui qui exerçait cette pratique servait d’interface entre les humains et les dieux ; de la même manière, l’artiste a voulu représenter les entrailles d’une machine. Composé d’une cage thoracique rigide à laquelle sont adjoints quatre organes en silicone, l’engin pulse au rythme d’humeurs déterminées par des algorithmes. Les émotions emplissent les automates d’un souffle mécanique. Cette installation, activée par deux personnages, incarnés par Régina Démina etIndira Béraud, est mise en scène dans le film présenté.

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BIOGRAPHIE
Une histoire de croyances. Voilà ce qui pourrait synthétiser le travail de Jonathan Pêpe, jeune artiste prolifique issu d’abord des Beaux-Arts de Bourges avant d’être diplômé du Fresnoy. On aurait tort cependant de résumer, puisque sa pratique, dense et polymorphe, ouvre les champs du possible sans précédent aucun. Dessins, installations, modélisations 3D, sons et films constituent la palette de médiums qui lui permettent de déployer des récits enveloppants aux couleurs artificielles. Lorsqu’on interroge l’artiste sur la place ubiquiste qu’occupe la narration dans son oeuvre, il explique que ses fictions émanent de rêves éveillés, sorte d’auto hypnose qu’il exerce. En résultent des trames oniriques, parfois teintées d’un certain érotisme. C’est dans une atmosphère médicale, aux abords de la science-fiction cyberpunk, qu’il met en scène des formes alliant la robotique à l’organique, sondant notre rapport intime aux nouvelles technologies. Les oeuvres de Jonathan Pêpe, espèces d’automates biogéniques, singent la vie, le souffle et la psyché.

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