La Manufacture Poétique d’Icebergs Artificielle est une fiction sous forme d’installation qui raconte la disparition de notre cryosphère par le biais de la réparation d’un continent artificiel et neutre rappelant l’Antarctique… et de sa rentabilité. Entre fiction ironique, fable poétique et réalité possible, ce travail transversal permet à l’artiste d’évoquer des questions éthiques, financières et climatiques de ce qui en marche, tout en engageant un dialogue avec la recherche scientifique du CNRS et l’IRSTEA dans une optique art-science.Ce projet s’inscrit directement dans la continuité des recherches de l’artiste, autour de la disparition annoncée de nos glaciers. Entre fiction ironique et réalité fantasmée, le projet pose la question de la « réparation » de notre climat par l’utilisation des technologies toujours plus avancées. Illusion entretenue par les médias sociaux, illusion que notre mode de vie est encore sustainable si l’on en croit les Google et autre Amazon…

 

La Manufacture Poétique d’Icebergs Artificiels est une installation, une fiction racontée de la réparation des glaces en Antarctique à travers un dispositif double : une banquise fictive, artificielle reprenant les codes du diorama et son image satellite filmée en temps réel.

 

La résidence au Château Éphémère occasionne la phase de prototypage et un travail de recherche autour d’impressions 3D et/ou fraisage numérique 3D, de la création de moules et une exploration des différents modes pour assembler les différentes parties générées en 3D. L’artiste travaillera également la phase de recherche autour de l’espace sonore en multi-diffusion du dispositif avec la création d’hydrophones sensibles spécifiques pouvant résister au froid et à l’eau. Tout un programme !

 

 

Barthélemy Antoine-Lœff est un plasticien dont les créations d’œuvres d’art optique et numériques, parfois interactives, souvent immersives, expriment des univers oniriques traversées par une relation contemplative et écologique de la nature et des éléments. L’artiste réalise des espaces de partage de son ressenti face aux « forces » du monde: onirisme, énergies, matières, technologies. Se refusant à se placer dans le champ du sublime kantien, il se positionne à l’endroit de l’émerveillement et l’engouement enfantin, comme pour revendiquer la part du rêve que nous développons enfant et qui reste à jamais notre « moteur désirant » tout au long de notre vie. (Nicolas Rosette, commissaire d’exposition)

En 2016, son installation Ljós est nominée pour le Prix Cube de la Jeune Création International en Art Numérique. En 2017, il est nominé au Prix Pulsar et présente sa première monographie sous le titre d’« inlandsis » (calotte polaire) au Centre Culturel de la Ville de Gentilly.

Barthélemy Antoine-Lœff est également le co-fondateur du collectif iduun, une exploration narrative mêlant arts visuels, arts plastiques, arts vivants et arts numériques. Il est également associé au développement du logiciel Millumin.

 

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